19 juillet 2011

Un requin blanc de 3 mètres saute sur un bateau de recherche

Les membres de l'équipe d'Oceans Research, une organisation scientifique basée à Mossel Bay (Afrique du Sud), ont eu certainement la surprise de leur vie en voyant attérir sur leur bateau un grand requin blanc de 3 mètres.

Ce 18 juillet 2011, Dorien Schroder et son équipe de 6 personnes sont à bord du bateau de recherche le Cheetah depuis le matin. Ils conduisent à leur habitude leur étude sur la dynamique de population, appatant et récoltant les données sur 4 des requins blancs présents jusque là près de Seal Island.

Le calme était revenu depuis 5 minutes quand :
"J'ai entendu un splash, et j'ai vu du coté du bateau ce requin breacher, passant littéralement au dessus d'un des membres de l'équipe qui s'occupait du chumming à l'arrière" rapporte Schroder.


Le requin de 500kg avait atterri sur des bidons de stockage de carburant et d'appâts à l'arrière. Comme il n'était qu'a moitié sur le bateau, il aurait pu reprendre le chemin de la mer. Mais pris de panique, le requin s'est entièrement hissé à bord et s'est retrouvé coincé, détruisant de l'équipement et sectionnant les câbles de fuel en se débattant.

Une fois l'équipe placé en sécurité à l'avant du bateau, Schroder a immédiatement averti par radio Enrico Gennari et Ryan Johnson, ses confrères du centre. Ceux ci organisèrent une équipe de secours et arrivèrent 15 mns plus tard sur les lieux.

Pendant ce temps, Schroder avait pris soin du squale en arrosant continuellement ses branchies pour le ventiler. Une fois l'équipe de Gennari et Johnson en place, ils tentèrent au mieux d'aider le requin a regagner la mer dans de bonnes conditions. Attachant une corde à sa queue et l'autre extrémité au bateau de secours, le Lamnidae, ils espéraient ainsi remorquer le squale jusqu'à son élément. Mais l'opération échoua par deux fois. L'équipe du finalement se résigner à remorquer le Cheetah et son passager clandestin jusqu'au port de Mossel Bay.

Une fois au port, un tuyau d'eau a été immédiatement placé à l'intérieur de la bouche du requin pour le ventiler. Puis un délicat dispositif fut mis en place : grâce à une grue, le requin allait être soulevé par la queue (à l'aide d'un gros crochet et de la corde entourant la queue du requin) et déposé dans les eaux du port. Le système fonctionna. Dès qu'il a touché l'eau le requin a instantanément repris de la vigueur et Johnson et Gennari ont du couper rapidement les cordes. Et le squale s'éloigna vers l'embouchure du port.


Malheureusement, et visiblement incapable de s'orienter, le requin blanc s'échoua 30 mins plus tard sur un coin de plage à l'intérieur du port. L'équipe d'Oceans Research tenta à nouveau son possible, cette fois en accompagnant dans l'eau le squale pour le réorienter vers le large, mais à nouveau celui ci retournait vers le rivage.

L'équipe de scientifiques décide alors de remorquer le requin avec le Lamnidae en se servant des cordes attachées à la fois à la queue et derrière les nageoires pectorales, et en prenant soin de garder la tête du requin inclinée afin de ventiler ses branchies correctement.

Finalement à environ un kilomètre du port le requin retrouva ses esprits, les cordes furent coupées et le Carcharias, de nouveau opérationnel, regagna vigoureusement son territoire. 

→ lire toute l'histoire (en anglais) sur http://oceans-research-blog.blogspot.com
→ les photos de la NSRI (National Sea Rescue Institute)

Un grand requin blanc sautant sur un bateau, ce n'est pas une première.

D'anciens récits de marins ou d'expéditions ont déjà relaté ce fait, pas encore très bien compris des scientifiques. Est-ce un hasard? une erreur? ou sautent-ils pour éviter un congénère?... les hypothèses restent ouvertes. Mais il est arrivé quelquefois que de grands requins blancs, toujours très curieux et inquisiteurs, aient coulé de petites embarcations de cette manière.

Une histoire similaire est arrivé en février 2008, quand un requin blanc s'est retrouvé sur le pont d'un bateau de touristes en Afrique du Sud. On le voit sur cette video, le requin est coincé par un petit taquet mais réussi néanmoins à retourner à l'eau quelques secondes plus tard.

photos © oceans research

18 juillet 2011

Un jeune requin blanc reprend la mer



Ce très jeune requin blanc s'était aventuré dans le paisible petit port de Struisbaai (région du Western Cape, Afrique du Sud). Pris à la ligne par un pêcheur du bout du port, il est libéré peu après et repart paisiblement en nageant le long de la digue.

Struisbaai se trouve tout près de Cape Agulhas (le cap des Aiguilles), le point le plus au sud de l'Afrique et où se rejoignent l'océan Atlantique et l'océan Indien. Rien de surprenant qu'on y aperçoive fréquemment quelques grands blancs car les eaux de Struisbaai sont reconnues comme étant un spot notable pour ceux-çi.

Quelque fois, la rencontre a même lieu sous l'eau, sans cage et sans problèmes.

14 juillet 2011

Air Jaws, Chris Fallows et les requins blancs de False Bay



Nous avions annoncé la sortie des Air Jaws en VF (3 épisodes, sous le nom Les attaques spectaculaires du grand blanc) dans ce post. Le site français www.avcesar.com a chroniqué cette sortie DVD et a interviewé Chris Fallows à cette occasion.

→ lire la critique du DVD Les attaques spectaculaires du grand blanc
→ lire l'interview de Chris Fallows.
→ voir la récente série de photos de Chris sur http://newswatch.nationalgeographic.com

photo: Chris Fallows. www.apexpredators.com

11 juillet 2011

Un grand requin blanc près de Capraia (Corse)?



C'est ce qu'affirme cet article de Corse Matin du 8 juillet via leurs confrères italiens du journal Il Tirreno. La vidéo ci dessus nous montre le grand requin blanc filmé le 5 juillet dernier par une équipe de chercheurs du musée de La Specola (Florence). Sa taille à été évaluée à 4 mètres environ.

→ voir l'interview (en italien) du Dr Cecilia Volpi, biologiste à l'Université de Florence (et on souligne l'originalité: Jaws en fond sonore.... bravo!).

Il semble donc que la mer Méditerranée ne soit pas encore totalement vidée de ses Carcharias.

C'est également une observation rare.

On savait bien sûr l'espèce présente en Méditerranée (notamment en mer Adriatique), et ce depuis longtemps, mais le plus souvent cette présence est documentée par les tristes images d'un spécimen mort, pris accidentellement dans des filets... ou prisonnier d'un bassin à thons... ou même échoué (comme ce fut le cas en novembre 1992 à Tossa de Mar, au nord de Barcelone, en Espagne).

En France, la dernière observation avérée d'un requin blanc évoluant dans la Méditerranée remonte au 20 juin 2002: vers 10h ce jour là, un grand blanc d'à peu près 4 mètres a été aperçu à une vingtaine de mètres de profondeur par 3 plongeurs sur Cap Ferrat (site Caussinière) près de Nice.

(source: A. De Maddalena dans son livre Le Grand Requin Blanc sur les côtes françaises - voir rubrique livres).

09 juillet 2011

White is white



White Light. Un petite vidéo promotionnelle de Paul Wildman filmée en Afrique du Sud. Sans cage.

06 juillet 2011

Les requins sont dorénavant protégés aux Bahamas!

Une très bonne nouvelle est tombée hier :
l'archipel des Bahamas a voté une loi interdisant la pêche au requin dans les eaux territoriales de l'archipel, et l'exploitation (import, export et vente) de produits dérivés du requin.


L'interdit s'applique à quelque 630 000 kilomètres carrés d'océan autour de l'archipel, où on retrouve une des populations de requins les plus diversifiées de la planète (une quarantaine d'espèces y sont présente). Les amendes pour une capture illégale de requin ont été gonflées, passant de $3000 à $5000.

C'est notamment grâce aux actions de l'association américaine Pew Environment Group et du Bahamas National Trust ainsi qu'a la mobilisation et l'engagement de nombreux particuliers que cette loi prend acte.

Le Bahamas rejoint donc l'archipel de Palau (Pacifique), les Maldives et le Honduras qui ont complétement banni la pêche au requin, permettant l'établissement dans leurs eaux de sanctuaires pour ceux-ci.

Merci pour eux.

→ lire le communiqué de presse (en anglais) de Pew Environment Group.